Contribution de la Wallonie au Plan National Energie Climat

Le Gouvernement Wallon a adopté ce matin sa contribution au Plan National Energie Climat (PNEC 2030), qui doit être impérativement remis à la Commission européenne pour le 31 décembre 2019. Cette contribution vise à répondre, dans les délais, aux objectifs de réduction de gaz à effets de serre et permettra sans tarder de rendre effectives les mesures indispensables à la transition climatique et énergétique de la Wallonie. 

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Le Gouvernement Wallon a adopté ce matin sa contribution au Plan National Energie Climat (PNEC 2030), qui doit être impérativement remis à la Commission européenne pour le 31 décembre 2019.
Cette contribution vise à répondre, dans les délais, aux objectifs de réduction de gaz à effets de serre et permettra sans tarder de rendre effectives les mesures indispensables à la transition climatique et énergétique de la Wallonie. 

Après la Région Bruxelles Capitale, nous nous conformons ainsi à une obligation européenne qui s’intègre dans celles de l’Accord de Paris. Le Gouvernement fédéral et la Région Flamande vont suivre. Viendra ensuite le temps de la « compilation » dans un PNEC intégré.
Une première version du PNEC 2030 avait été remis par le Gouvernement précédent en décembre 2018. S’en est suivi un examen par la Commission accompagnée de recommandations. Nous avons intégré ces recommandations dans la partie wallonne.

Outre ce processus européen, nous avons aussi soumis notre contribution wallonne à une enquête publique formelle en Wallonie. Nous avons reçu les avis de 22 groupes de d’acteurs (stakeholders) tels que UWE, Agoria, IEW, FWA, etc. et 151 communes (qui recueillent les avis des citoyens). Les principales remarques concernaient des demandes de précisions sur les propositions de politiques et mesures. Une autre remarque récurrente concernait le chiffrage des effets des politiques. 
Un objectif de réduire de -35% entre 2005 et 2030 les émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs des transports, des bâtiments, de l’agriculture et des déchets (secteurs hors ETS) nécessite l’« opérationnalisation » de toutes les mesures prévues dans le plan.

La version adoptée par le Gouvernement wallon constitue une version améliorée de celle remise en décembre 2018. Il a été pris en compte les remarques de la Commission, les résultats de l’enquête publique wallonne et bien sûr, des éléments de la Déclaration de Politique Régionale (DPR). S’il est fait mention des objectifs de la DPR en préambule, cette contribution vise à répondre aux obligations européennes dans le délai court du 31 décembre. Sauf problèmes liés à la compilation ou d’éventuels retards en région flamande ou au fédéral, la Belgique sera en mesure de présenter une version compilée. A cette heure, si les Régions Bruxelloise et Wallonne ont confirmé le maintien du même niveau d’ambition minimal exprimée en décembre 2018, nous n’avons pas connaissance d’éventuelles modifications dans les chiffres du côté flamand.

Seconde phase : consultation et participation
Cette contribution adoptée ce jeudi doit être considérée comme une étape importante qui confirme les engagements minimaux de la Wallonie et qui permettent sans tarder de rendre effectives les mesures. Ainsi, le Ministre en charge du Climat, Philippe Henry, a donné comme instruction à ses administrations d’avancer dans la mise en œuvre des politiques et mesures qui sont directement sous sa tutelle. Le Gouvernement wallon a aussi confié au Ministre la mission de présenter régulièrement l’état d’avancement de toutes les politiques et mesures présentées dans le PNEC 2030.
Mais, avec le même degré d’urgence, nous avons initié le processus de révision à la hausse du niveau d’ambition qui constitue un engagement ferme de la DPR. La Wallonie doit réduire des émissions de gaz à effet de serre de -55% en 2030 par rapport à 1990 (contre -40% dans le plan actuel).
Cela implique un vaste processus de consultation qui sera mis en œuvre en 2020. La cellule Climat du cabinet de Philippe Henry travaille à sa conception en s’inspirant notamment des processus déjà pratiqués.

La contribution approuvée ce matin comporte des trajectoires clairement définies dans les secteurs identifiés par la Commission (Efficacité énergétique, production d’énergie, gestion des réseaux et recherche et innovation). Au-delà, cette contribution analyse de manière détaillée les diverses activités humaines ayant un impact significatif tant en matière de consommation énergétique qu’en émissions de gaz à effet de serre et se propose d’apporter des pistes d’amélioration concrètes d’ici à 2030 et au-delà.

Citons, parmi ces pistes, quelques grands chantiers qui vont animer cette législature :

-    La stratégie rénovation qui subira une mise à jour afin de permettre une amélioration globale de la performance énergétique du bâti wallon tant privé que public. L’objectif affiché est d’atteindre le label A pour l’intégralité du parc bâti d’ici à 2050 ;
-    Le renforcement de la part d’énergies renouvelables avec un objectif fixé à 23,5% en 2030 ;
-    La mise en œuvre et le renforcement des mesures reprises dans le plan FAST avec un accent particulier sur les mesures relatives au transfert modal (comme, par exemple, les politiques en matière de Wallonie cyclable ou les investissements dans les transports en commun) ;
-    Le renforcement des mesures en matière de flexibilité énergétique avec une attention particulière sur les publics précarisés ;
-    La mise en place de nouveaux Accords de branche pour l’industrie en intégrant de manière plus structurelle les émissions de gaz à effet de serre dans les objectifs globaux ;
-    Un renforcement des moyens liés à la recherche et l’innovation pour les objectifs énergétiques et climatiques avec une balise établie à 110.000.000 € par an. 

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